Le Développement Personnel :



On nomme développement personnel un ensemble de pratiques ayant pour finalité la redécouverte de soi pour mieux vivre en communauté.

Il n'existe pas une méthode unique de développement personnel, mais plusieurs disciplines, pratiques, voire pensées, qui s'attachent à cet objectif. Divers enseignants de développement personnel se réclament aussi de la psychologie, ou encore du bouddhisme zen. Il y a donc une large variété de disciplines qui lui sont liées.

(Source : wikipedia)


Quelques praticiens reconnus et leurs conseils de Développement Personnel :


- Abraham Maslow :

Abraham Maslow (1er avril 1908 - 1970) est un psychologue célèbre considéré comme l'un des principaux meneurs de l'approche humaniste, surtout connu pour son explication de la motivation par la pyramide des besoins qui lui est attribuée.

Au cours de sa carrière, Maslow s'est intéressé principalement aux motivations « supérieures » de l'homme dans sa hiérarchie (l'accomplissement de soi) et aux états de plénitude (expériences paroxystiques), ainsi qu'aux fondements de la santé psychique.

Sa hiérarchie des besoins signifie que l'homme n'atteint le plein développement de son psychisme que s'il est satisfait sur tous les plans : physiologie, sécurité, amour (appartenance), estime (reconnaissance) et accomplissement de soi.

Cette hiérarchie est représentée sous la forme d'une pyramide qui, de la base au sommet, distingue cinq niveaux de besoins :

1. A la base, les besoins physiologiques (tels que la faim, la soif) ;

2. Ensuite, les besoins de sécurité et de protection (tels que le désir d'un toit ou d'une bonne assurance) ;

3. Puis viennent les besoins d'appartenance, besoins sociaux qui reflètent la volonté de faire partie d'une famille, d'un groupe, d'une tribu ;

4. Ensuite arrivent les besoins d'estime de soi (qui permettent de se regarder dans sa glace le matin) ;

5. Enfin, apparaissent au sommet de la hiérarchie, les besoins d'auto-accomplissement (qui renvoient au désir de se réaliser soi-même à travers une oeuvre, un engagement.

Maslow estime que les besoins élémentaires (physiologiques et de sécurité) étant satisfaits, l'entreprise doit permettre à ses employés de satisfaire les autres besoins d'ordre supérieur de façon à alimenter sans cesse les motivations. Un besoin d'ordre supérieur ne peut être satisfait que si les précédents le sont. Ainsi, rien ne sert de vouloir motiver les salariés au niveau de l'estime et de l'accomplissement, si des menaces de licenciements portent atteinte à la sécurité et si les salaires ne sont pas suffisants pour satisfaire pleinement les besoins physiologiques.

Maslow tient finalement un discours optimiste dans la mesure où il considère qu'il est possible que les salariés puissent, dans leur travail, s'accomplir, se réaliser, pourvu que le management soit participatif (cf.théorie de Douglas McGregor).

Maslow propose une étude sociologique de la spiritualité dans laquelle il classifie avec beaucoup de finesse les différentes manifestations paroxystiques, telle que la révélation. Sa démarche est celle d'un scientifique qui approche globalement une dimension du fait religieux de manière macroscopique, soit comme un sociologue ou même comme un ethnologue, et qui use ensuite d'une analyse psychologique pour aborder l'échelle microscopique de l'expérience paroxystique. Cette démarche n'est pas sans rappeler celle de Stanley Milgram.

Pour en savoir plus :
"L"accomplissement de soi" par Abraham Maslow


- Erich Fromm :

Erich Fromm , né à Francfort le 23 mars 1900 et mort à Locarno le 18 mars 1980 était un psychanalyste humaniste étatsunien d'origine juive allemande. Il fit ses études à l'Université de Heidelberg puis à celle de Munich et enfin à l'Institut de Psychanalyse de Berlin.

Il est notamment connu pour sa théorie de" l'être et de l'avoir" et pour son ouvrage de éférence : "L'art d'aimer".

Extraits choisis :

"Le mode être ne peut apparaître que dans la mesure où nous faisons décroître le mode avoir (qui est le non-être), c'est-à-dire dans la mesure où nous cessons de trouver notre sécurité et notre identité en nous accrochant à ce que nous avons, en " nous asseyant dessus ", en nous cramponnant à notre moi et à nos possessions. " Être " exige l'abandon de notre égocentrisme et de notre égoïsme ou, pour employer des mots qui reviennent souvent chez les mystiques, en nous rendant " vides " et " pauvres ".

Mais la plupart des gens estiment qu'il est trop difficile d'abandonner leur orientation " avoir "; toute tentative dans ce sens éveille chez eux une angoisse intense, et ils ont l'impression de n'être plus du tout en sécurité, comme si, ne sachant pas nager, ils étaient précipités dans l'océan. Ils ne savent pas qu'à partir du moment où ils ont renoncé à la béquille de la propriété, ils peuvent commencer à se servir de leurs propres forces et se mettre à marcher tout seuls."

Erich Fromm (Avoir ou être)

"Ce qui est à espérer, c'est que les hommes reconnaissent la souffrance que leur cause le manque d'amour. De cette souffrance naîtra un élan d'amour et de vie.
Le changement n'est possible que si le plus grand nombre prend conscience qu'il est insupportable de continuer à céder aux illusions, s'il se rend compte que les enfants manquent de gaieté, que l'homme moderne, malgré son style de vie et en dépit de son aisance matérielle, ne connaît pas la joie. Peut-être, un jour, des hommes se lèveront qui parviendront à emporter la conviction en proclamant la vérité."

"Je suis persuadé pour ma part, que les individus, jeunes et vieux, prenant à tâche de passer du mode avoir au mode être d'existence ne sont pas si rares. J'ai même l'impression qu'un très grand nombre de gens, en groupes ou individuellement, bougent dans cette direction, et que leur volonté de vivre le mode être d'existence symbolise une nouvelle tendance qui, transcendant l'orientation vers l'avoir de la majorité, marque un tournant historique. Ce ne serait pas la première fois qu'une minorité infléchit le cours de l'évolution historique. L'existence de cette minorité laisse espérer un changement général d'attitude de l'avoir vers l'être."

"Les gens sont attachés de diverses manières à la vie et craignent à des degrés différents de mourir. La peur de la mort est proportionnelle au sentiment de ne pas avoir pleinement vécu, c'est-à-dire d'avoir mené une vie sans joie, une vie dénuée de sens. Qui a pleinement vécu n'a pas peur de la mort parce que son identité se trouve dans son être et dans son activité intérieure. Qui, en revanche, ne s'identifie qu'à ce qu'il possède, biens matériels, position sociale, prestige, pouvoir, etc., est à subsumer dans la devise : "Je suis ce que j'ai". Cette catégorie de personnes est la plus nombreuse dans notre culture contemporaine. Leur être est la somme de ce qu'ils ont et leur plus précieuse possession est leur égo, leur propre personne. Chez eux, la peur de la mort n'est pas tant la peur de ne plus être de ce monde, que celle de perdre le bien le plus précieux qu'ils aient, leur personne."

"Il n'est qu'une manière - et Bouddha, Jésus, les Stoïciens, Maître Eckhart l'enseignent - de surmonter la peur de la mort, c'est ne pas s'accrocher à la vie et ne pas la vivre comme une possession. En dépit des apparences, la peur de mourir ne coïncide pas totalement avec la peur que la vie s'arrête. (...) Ce qu'on éprouve, en réalité, ce n'est pas la peur de mourir mais celle de perdre ce que l'on a, si l'on a vécu sa vie comme une possession : peur de perdre son corps, son moi, ses biens matériels et son identité; peur d'affronter les abysses de la non-identité, peur d' "être perdu".

Si notre existence est tourné vers l'avoir, nous avons forcément peur de mourir, sans qu'aucune explication rationnelle ne puisse inhiber nos craintes. Mais elles peuvent être allégées, si, l'heure venue, et même à l'article de la mort, nous resserrons les liens qui nous rattachent à la vie, autrement dit, si nous répondons à l'amour des autres qui, en retour, peut nous embraser d'amour. Cependant, la lutte contre la peur de mourir ne devrait pas commencer comme un exercice de préparation à la mort, mais comme un effort continu tendant à réduire le mode d'existence orienté vers l'avoir pour grandir dans l'être. "L'homme libre ne pense à rien moins qu'à la mort, et sa sagesse est une méditation non de la mort, mais de la vie", dit Spinoza.

L'apprentissage de l'art de mourir est, en effet, le même que celui de l'art de vivre. Plus nous nous délivrons des liens qui nous rattachent à la passion de la possession sous toutes ses formes, et notamment des liens au moi, moins forte est la peur de mourir, puisqu'il n'est plus rien que nous puissions perdre."

"Il ne peut y avoir créativité que si nous sommes prêts à renaître jour après jour. La naissance n'est pas un événement ayant lieu le seul jour où l'enfant cesse d'exister à l'état embryonnaire et commence à respirer seul - événement qui n'est d'ailleurs pas aussi crucial qu'il en a l'air biologiquement. Car si, ce jour-là, le nouveau-né commence à respirer par lui-même, il n'a pas davantage d'autonomie qu'avant sa naissance. Il continue à dépendre de sa mère autant que quand il faisait corps avec elle. La naissance comporte en effet, quel que soit l'angle sous lequel on l'envisage, de nombreuses étapes, et donc aussi sous le rapport du développement biologique. Elle commence au sortir de l'utérus, se poursuit avec le sevrage, puis avec les premiers instants passés hors du giron maternel, et enfin avec les premiers pas sans le soutien des mains maternelles. Chaque nouvelle aptitude acquise par l'enfant - parler, marcher, manger - signifie l'abandon de l'état précédent.

L'homme est gouverné par une singulière dichotomie. Il a peur de lâcher une condition où il évoluait dans la certitude, tout en aspirant à un nouvel état où il pourrait déployer et parfaire ses forces plus librement. L'homme est continûment tirailler entre le désir de retourner dans le ventre de sa mère et le souhait de naître entièrement à lui-même. Chaque acte de naissance exige de l'homme qu'il ait le courage de quitter le ventre, le sein, le giron maternels, puis de lâcher les mains de sa mère et, enfin, de se départir de toutes ses certitudes, pour ne plus compter que sur sa propre faculté à reconnaître les choses et à y répondre, c'est-à-dire sur sa créativité."

Erich Fromm (L'achemeninement vers l'être)

Pour en savoir plus :
"Avoir ou être", "L'acheminement vers l'être", "L'art de vivre", "L'art d'aimer" par Erich Fromm

- Deepak Chopra :

Deepak Chopra (1947 -) est médecin d'origine indienne, physicien, penseur et auteur à succés sur les thémes de la spiritualité , synchronicité , médecine intégrative etc. Bien connu aux États-Unis ou il a établi un Centre de soins basé sur l'ayurvéda , il est influencé par l'hindouisme et il s'inspire notamment de la Bhagavad-Gîtâ et du Védanta.

Ses théories sont synthétisées en 7 lois célèbres :

Les 7 lois spirituelles du succès :

1ère Loi : Loi de Pure Potentialité

Prendre l'habitude de méditer seul au moins deux fois par jour pendant 30 minutes à chaque fois.
Prendre le temps chaque jour de communiquer avec la Nature et de témoigner silencieusement de l'intelligence présente en toute chose vivante.
Pratiquer le non-jugement. Commencer la journée par cette résolution : "Aujourd'hui, je ne jugerai rien de ce qui arrivera" et s'y tenir.

2ème Loi : Loi du Don

Prendre l'habitude de donner quelque chose à toutes les personnes que l'on rencontre. Ce peut être un don matériel (objet, argent...) ou spirituel (sourire, prière...).
Accepter avec gratitude tous les dons que l'on reçoit. Il peut s'agir de ceux de la Nature (lumière du soleil, chant des oiseaux, pluie d'automne) mais aussi des présents que d'autres personnes nous offrent, que ceux-ci aient une forme matérielle comme l'argent ou spirituelle comme un compliment ou une prière.
Prendre l'habitude de protéger la circulation de la richesse dans sa vie en donnant et en recevant les biens les plus précieux de l'existence : l'attention, l'affection, le respect et l'amour.

3ème Loi : Loi du Karma ou Loi de cause à effet

Prendre l'habitude d'être témoin de ses choix. Le meilleur moyen de préparer le futur est en effet d'être totalement conscient du présent.
Chaque fois que l'on doit prendre une décision se poser les deux questions suivantes : "Quelles sont les conséquences du choix que je suis en train de faire?" et "Apportera t-il satisfaction et bonheur à moi-même comme à tous ceux qui en seront affectés?"
Ecouter les réactions de son corps. Si le choix que l'on s'apprête à faire apporte du confort alors on pourra s'y abandonner. Dans le cas contraire, il est nécessaire de réexaminer les conséquences de son action.

4ème Loi : Loi du Moindre Effort

Pratiquer l'abandon. Prendre l'habitude d'accepter les personnes, les évènements, les circonstances et les situations comme elles se présentent. Accepter les choses comme elles sont et non comme nous voudrions qu'elles soient.
Assumer la responsabilité de notre situation en face de tous les évènements que nous considérons comme des problèmes. Ne blâmer personne, y compris nous-mêmes. Prendre conscience que tout problème constitue une opportunité déguisée.
Abandonner notre besoin de défendre notre point de vue. Rester ouvert à tous les points de vue sans chercher à s'attacher à un d'entre eux.

5ème Loi : Loi de l'Intention et du Désir

Etablir une liste de tous ses désirs et se la remémorer régulièrement, notamment le soir avant de se coucher et le matin au réveil.
Confier ses désirs à la matrice de la création. Prendre conscience que si les choses ne se présentent pas comme prévu, c'est qu'il y a une raison à cela.
Prendre l'habitude de pratiquer la conscience du moment présent. Accepter ce présent comme il vient et créer la manifestation du futur par son attention et ses désirs les plus profonds et les plus chers.

6ème Loi : Loi du détachement

Prendre l'habitude d'offrir à soi-même comme à autrui la liberté d'être ce que l'on est. En ne cherchant pas à tout prix une solution à ses problèmes, on évitera de s'en créer d'autres. Participer à tout avec un engagement détaché.
Accepter l'incertain parce que c'est le seul chemin vers la liberté.
Prendre l'habitude d'entrer dans le champ de tous les possibles et anticiper le bonheur de rester ouvert à une infinité de choix.

7ème Loi : Loi du Dharma ou but de la vie

Prendre l'habitude de nourrir avec amour le ou la déesse qui vit au plus profond de son âme.
Etablir une liste de ses talents particuliers, ce que l'on aime faire.
Se poser chaque jour les deux questions suivantes : "Comment puis-je aider ?" "Comment puis-je servir ?"

Pour en savoir plus :
Les 7 Lois spirituelles du succès par Deepak Chopra.


- Wayne Dyer :

Le Dr Wayne Dyer est un auteur de renommée internationale et un conférencier dans le domaine de l'autoperfectionnement. Il a écrit de nombreux best-sellers, dont Vos zones erronées et Il faut le croire pour le voir, chez le même éditeur. Wayne Dyer a écrit des livres inspirants pour ceux qui ont choisi d'orienter consciemment le cours de leur existence. Wayne Dyer explique que nous vivons à une époque de déficience spirituelle. Nous sommes sans cesse bombardés d'informations alors que c'est de spiritualité dont notre société a besoin. Avant toute chose, les gens spirituellement éveillés doivent être habités du désir brûlant de s'épanouir pleinement, et ce, même si leurs pairs les qualifient de rebelles. Le mentor spirituel de l'auteur, Henry David Thoreau, résume bien cette idée : " Si un homme ne marche pas au pas de ses camarades, c'est peut-être qu'il entend le son d'un autre tambour. "

Voici quelques-uns des principes exposés par Wayne Dyer :

Les 10 secrets du succès et de la paix intérieure :

1er secret : avoir un esprit ouvert à tout et attaché à rien

Croire que tout est possible si on a suffisamment de volonté.
Renoncer totalement à ce à quoi on est attaché (lieu, objet, personne).
Accueillir ce que nous offre l'univers sans juger.

2ème secret : ne pas mourir sans avoir joué sa propre musique intérieure

Ecouter son coeur.
Prendre des risques pour sa passion.
Savoir que l'échec n'est qu'une illusion et qu'il ne faut pas en avoir peur.

3ème secret : vous ne pouvez pas donner ce que vous ne possédez pas

Changer ce que nous n'aimons pas en nous.
S'aimer soi-même et se respecter.
Trouver son but.

4ème secret : adopter le silence

Découvrir la valeur du silence.
Intégrer plus de silence dans sa vie.

5ème secret : renoncer à son histoire personnelle

Ne pas se raccrocher au passé.
Vivre l'instant présent et acceptez la réalité telle qu'elle est.

6ème secret : il est impossible de résoudre un problème avec le même esprit qui l'a créé

Accepter le monde tel qu'il est.
Savoir qu'il existe un lien entre chaque invidu, que nous sommes tous membres de la famille humaine.

7ème secret : il n'y a pas de ressentiment justifié

Accepter l'opinion des autres même si elle est différente de la nôtre.
Pardonner à ceux dont nous pensons qu'ils nous ont blessé.

8ème secret : traitez vous comme la personne que vous aimeriez être

Cela signifie qu'il faut faire partout place à l'inspiration.

9ème secret : chérissez le divin en vous

Cela signifie que vous êtes Dieu créateur de votre vie et du monde dans lequel vous vivez.

10ème secret : la sagesse consiste à éviter toute pensée affaiblissante

Cela signifie que votre esprit se nourrit avec des pensées de paix, d'amour, d'acceptation et de bonne volonté.


Pour en savoir plus :
Les Dix Secrets du succès et de la paix intérieure par Wayne Dyer.

 

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