Le Taoïsme :


Le taoïsme (pinyin : dào jiào, littéralement : la religion, ou l'école, de la voie) est à la fois une philosophie et une religion chinoise. Plongeant ses racines dans les profondeurs de la culture chinoise ancienne, ce courant de pensée multiforme a imprégné l'art, la philosophie et la spiritualité de l'Extrême-Orient. On en trouve des échos dans des écoles bouddhiques telles que le Chan (Zen en japonais), des variantes médicales, politiques, esthétiques, on le retrouve dans les arts martiaux et il résonne encore aujourd'hui jusqu'en Occident, en particulier avec des thèmes comme l'écologie et le développement personnel.

La recherche de la sagesse en Chine se fonde principalement sur l'harmonie. L'harmonie, pour les taoïstes, se trouve en plaçant son cœur (et son esprit, le caractère chinois du cœur désigne les deux entités) dans la Voie (le Tao), c'est-à-dire dans la même voie que la nature. En retournant à l'authenticité primordiale et naturelle, en imitant la passivité féconde de la nature qui produit spontanément les " dix mille êtres ", l'homme peut se libérer des contraintes et son esprit peut "chevaucher les nuages". Pronant une sorte de quiétisme naturaliste (Granet), le taoïsme est un idéal d'insouciance, de spontanéité, de liberté individuelle, de refus des rigueurs de la vie sociale et de communion extatique avec les forces cosmiques. Ce taoïsme des grandes chevauchées mystiques a servi de refuge aux lettrés marginaux, ou marginalisés par un bannissement aux marches de l'Empire, aux poètes oubliés, aux peintres reclus... et fascine aujourd'hui bien des Occidentaux.

Pour se libérer des contraintes sociales, le taoïste peut fuir la ville et se retirer dans les montagnes, ou vivre en paysan. Dans les Entretiens de Confucius, on trouve déjà cette opposition très chinoise entre d'une part ceux qui assument la vie en société et cherchent à l'améliorer (les confucianistes) et, d'autre part, ceux qui considèrent qu'il est impossible et dangereux d'améliorer la société, qui n'est qu'un cadre artificiel empêchant le naturel de s'exprimer (les taoïstes). Cette dialectique est celle de l'engagement, qui divise encore les milieux littéraires dans le monde. Quelques images de Zhuang Zi l'éclairent commodément : un arbre tordu, dont le menuisier ne peut faire de planches, vivra de sa belle vie au bord du chemin, tandis qu'un arbre bien droit sera coupé en planches puis vendu par le bûcheron. L'inutilité est garante de sérénité, de longue vie. De même l'occupant d'une barque se fera insulter copieusement s'il vient gêner un gros bateau, mais, si la barque est vide, le gros bateau s'arrangera simplement pour l'éviter. Il convient donc d'être inutile, vide, sans qualités, transparent, de " vomir son intelligence ", de n'avoir pas d'idée préconçues et le moins d'opinions possible. Ayant fait le vide en soi, le sage est entièrement disponible et se laisse emporter comme une feuille morte dans le courant de la vie, c'est-à-dire : librement " s'ébattre dans la Voie ". (…)

Le " laisser-faire " ou wu-wei, au sein de l'individu, a une grande portée et le taoïsme s'attache à cultiver l'efficacité particulière qui découle de l'absence d'intentions. L'activité de certains artisans est minutieusement décrite par Zhuang Zi. Il montre un boucher ou un charron qui ont acquis la plus grande maîtrise de leur art après des années d'apprentissage, mais surtout après ils peuvent oublier l'objet qu'ils travaillent. Ils laissent les gestes, donc leur corps, opérer seul, sans le moteur de la volonté. On rencontre tous les jours des situations qui montrent que le vouloir peut interférer avec l'action du corps et produire des œuvres ratées. Une part d'" inconscience " est souvent nécessaire pour peindre, écrire, sculpter, chanter. Qui veut bien faire n'arrive au mieux qu'au médiocre. Pour un créateur, aspirer au Beau ne conduit souvent qu'à des œuvres qui sentent la sueur et la colle. Voilà un des paradoxes humains des plus fertiles décelés par le taoïsme, et tout l'art chinois, ainsi que sa critique, s'en ressentent.


(Source : wikipedia)


Lectures conseillées :

Lao-Tseu : "Tao Te King, le Livre de la Voie et de la Vertu", un ouvrage vieux de 25 siècles
John Blofeld : "Taoisme vivant", 2000
Alan Watts : "La philosophie du Tao", 2000

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